La chute de cheveux et le processus

La chute de cheveux et le processus

Vous commencez un traitement contre la chute de cheveux et vous perdez encore des cheveux. Voici pourquoi c'est normal.

Manon, naturothérapeute certifiée et experte en santé capillaire avec plus de 16 ans de pratique clinique, explique le processus souvent mal compris du cycle de vie du cheveu, et pourquoi la patience est la clé d'une transformation durable.


 

C'est l'une des questions les plus fréquentes que reçoit notre équipe : « Manon, j'ai commencé le traitement il y a deux semaines, et je perds encore mes cheveux. Est-ce que ça fonctionne vraiment? »

La réponse courte : oui, ça fonctionne. Mais pour vraiment comprendre pourquoi vous voyez encore de la chute en début de traitement, il faut d'abord comprendre comment fonctionne le cycle de vie de votre cheveu, et pourquoi chaque personne vit cette transition différemment.

Les deux grandes familles de chute de cheveux

Avant tout, il est important de distinguer les deux grandes causes de perte de cheveux :

La chute héréditaire (androgénétique) : transmise génétiquement, elle touche souvent les hommes jeunes mais aussi les femmes.

La chute diffuse liée aux déséquilibres hormonaux : périménopause, ménopause, post-accouchement, puberté, les fluctuations hormonales ont un impact direct et visible sur la densité de vos cheveux.

Dans les deux cas, le traitement agit dès le premier jour. Ce qui change, c'est le temps nécessaire pour en voir les effets, et ce temps dépend en grande partie de votre profil de chute.

Le cycle de vie du cheveu : la clé pour tout comprendre

Chaque cheveu passe par deux grandes phases :

Phase anagène (phase de vie) : le cheveu est vivant, en croissance active. Normalement, cette phase dure environ 5 ans.

Phase télogène (phase de chute) : pour diverses raisons (hormonales, génétiques, nutritionnelles) le cycle de vie se termine prématurément et le cheveu tombe.

Voici ce qu'il faut comprendre : lorsque vous débutez un traitement, les cheveux déjà en phase télogène vont continuer de tomber. On ne peut pas les « sauver », leur cycle est terminé. Mais le traitement agit immédiatement pour préserver les cheveux encore en phase anagène et empêcher de nouveaux cheveux de passer prématurément en phase télogène.

C'est pour cette raison que les premiers résultats visibles peuvent prendre du temps, et ce temps varie d'un profil à l'autre.

Quel est votre profil de chute? Les 3 catégories

Profil 1 : La chute légère

Vous remarquez une diminution progressive de votre densité capillaire, peut-être des tempes qui reculent légèrement, un cheveu qui s'affine, une queue de cheval moins volumineuse qu'avant. Mais vous ne voyez pas de masses de cheveux dans la douche ou sur l'oreiller.

Ce que vous pouvez attendre : avec ce profil, les résultats peuvent être observés relativement rapidement. Le traitement stabilise la chute et, avec le temps, favorise un regain de densité.

Profil 2 : La chute modérée à importante

Vous trouvez des cheveux sur votre oreiller chaque matin. Vous en perdez une quantité visible lors du shampooing. Vous en remarquez sur vos vêtements. C'est une manifestation régulière et préoccupante.

Ce que vous pouvez attendre : comptez entre 3 et 6 mois avant de voir une stabilisation franche de la chute. Ce n'est pas un signe d'échec, c'est le signe que le travail de rééquilibrage est en cours.

Profil 3 : La chute hémorragique

C'est le profil le plus intense. Lors du shampooing, vous avez l'impression que vos cheveux se décrochent par mini-couettes. La chute est abondante, visible, et souvent source d'anxiété. On retrouve souvent dans cette catégorie les jeunes hommes de 18 à 25 ans avec une prédisposition héréditaire, ainsi que les femmes en post-accouchement ou en période de changement hormonal marqué.

Ce que vous pouvez attendre : avec plus de 16 ans d'expérience en consultation, Manon le dit avec assurance : ce profil peut nécessiter 6 à 9 mois avant de voir la chute se stabiliser significativement. Ce délai n'est pas lié à l'efficacité du traitement, mais à la quantité de cheveux en phase télogène qui doivent encore compléter leur cycle naturellement.

« Le traitement agit dès le jour 1. Ce qui prend du temps, ce n'est pas l'action, c'est le cycle naturel du cheveu qui doit suivre son cours. »

 

Les étapes du rétablissement : une chose à la fois

Manon aime utiliser la métaphore du jardin pour expliquer le processus à ses clients :

« Si je n'ai pas préparé mon jardin, labouré la terre, ajouté des engrais, semé mes graines, je n'aurai pas de légumes demain matin. C'est exactement la même chose pour vos cheveux. »

Le processus se déroule en quatre étapes distinctes, dans cet ordre précis :

1. Rétablir le pH du cuir chevelu et éliminer l'inflammation.

2. Traiter les démangeaisons si elles sont présentes, elles signalent un déséquilibre du cuir chevelu.

3. Stopper la chute anormale. Ce n'est qu'une fois cette étape accomplie que le corps peut passer à la suivante.

4. Stimuler les repousses et augmenter progressivement la densité capillaire.

Le corps ne peut pas faire deux choses simultanément. Tant que la chute anormale n'est pas stabilisée, il n'y a pas de nouvelles repousses. C'est un processus séquentiel, mais chaque étape franchie est un vrai gain.

Après les résultats : penser prévention

Une fois votre chute stabilisée et vos repousses actives, la question de la prévention à long terme se pose.

Pour les chutes diffuses hormonales : si la cause était un événement ponctuel (comme un accouchement), le risque de récidive est limité, mais maintenir de bonnes habitudes capillaires reste conseillé.

Pour les chutes héréditaires : la cause étant génétique, une approche préventive à long terme est fortement recommandée, notamment l'utilisation sporadique du shampoing densifiant, ou des cures de comprimés lors des changements de saison (aux solstices et équinoxes).

La prévention n'est pas une contrainte, c'est un investissement dans la santé et la beauté de vos cheveux pour les années à venir.

Le message à retenir

Si vous avez débuté un programme de soins et que vous vous demandez pourquoi vous perdez encore des cheveux après 2 semaines, 1 mois, ou même 3 mois, vous êtes encore dans les délais normaux. Ce n'est pas un signe que le traitement ne fonctionne pas. C'est le signe que votre cycle pilaire suit son cours naturel pendant que le traitement fait son travail en coulisse.

Le balancier prend du temps à se rééquilibrer, d'autant plus longtemps que la condition est ancienne. Si ça fait un an, deux ans, ou cinq ans que vous vivez avec cette chute, donnez à votre corps le temps dont il a besoin pour renverser la tendance.

Vous n'êtes pas seule dans ce processus. Toute l'équipe Norgil est là pour vous accompagner à chaque étape, que ce soit par message, par téléphone, ou en consultation.

Des questions sur votre progression? Contactez notre équipe via notre page Facebook Norgil Canada ou par téléphone. Nous sommes toujours là pour vous rassurer, vous guider et confirmer que vos délais sont tout à fait normaux.


À propos de l'auteure

Manon est naturothérapeute certifiée et experte en santé capillaire, propriétaire de Norgil Canada. Avec plus de 16 ans d'expérience en consultation clinique, elle accompagne femmes et hommes aux prises avec la chute de cheveux en leur offrant des solutions naturelles, sécuritaires.

 

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